09 juin 2009

"Neil Young will never die" - Zénith, Paris - 4 Juin 2009

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   Waouh, j'ai vécu ce soir probablement l'un des meilleur concert de ma vie, ni plus ni moins. Et pourtant, on ne peut pas dire que je sois une "fan" absolue du Loner, connaissant surtout les grands tubes de sa longue carrière et ne sachant pas trop à quoi m'attendre du personnage. Et puis, il y a eu ce coup de folie il y a quelques mois qui m'a fait débourser la somme astronomique de 58€ pour une place en fosse. Oui mais voilà, Neil Young est une légende, il faut en profiter tant qu'il est encore en force de tourner.
   Donc voilà, ce jeudi, devant le Zénith, pour un concert sponsorisé par Nostalgie, a être entouré de vieux brisquards pour la plupart mais avec quelques membres de notre génération quand même.

   Première partie de choix : Laura Marling que je voulais voir depuis longtemps. Elle est comme je me l'imaginais, toute mignonne, complétement flippée mais charmante. Elle n'a joué pratiquement que de nouvelles (et prometteuses) chansons hormis 'Ghost' et le splendide 'Alas I Cannot Swim', accompagnée de quelques discrets accompagnements (violoncelle, batterie, piano). Mais c'est encore sur les deux morceaux acoustiques qui cloturent son court set que la blonde nous séduit pleinement de sa magnifique voix.   

   Puis, installation des derniers détails sur scène par plusieurs roadies trés pro (qui vont même jusqu'à mesurer la hauteur du micro du Loner). Au bout d'un long moment, Mr Young arrive enfin sur scène et le set démarre doucement avec 'Love And Only Love' juste le temps d'admirer la scénographie recherchée (de vieux projos, un totem indien, un téléphone rouge, de belles guitares, un vieux piano, des amplis de la taille d'une armoire etc) et ce qui marque tout de suite c'est la forme olympique du "Papy" et la dévotion du public. Puis, un accord mythique annonce le 'Hey Hey, My My (Into The Black)' joué certes au ralenti mais qui n'en perd pas pour autant la symbolique des paroles ("Rock and Roll will never die"). 'Everybody Know This Is Nowhere' calme un peu le jeu et permet de chanter du "lalala" pendant un moment. Puis arrive le trés attendu 'Pocahontas' (frissons n°1). J'avais découvert cette chanson reprise par Johnny Cash sur le coffret Unearthed et je la redécouvre totalement en live ce soir. La rythmique est différente et la slide donne un côté trés nonchalant et réussi. 'Cortez The Killer' grande chanson que je découvre aussi quasiment en direct, vraiment impressionnante, applaudie de nombreuses fois. On enchaîne vite avec un 'Cinnamon Girl' d'anthologie où l'on voit Neil Young s'approcher de notre petit groupe de filles pour nous provoquer sur le côté gauche de la scène en mode guitar-hero à coup de poses et de regards qui tuent ... la température est montée d'un coup et je ne m'y attendais pas du tout.
   Frissons n°2 pour 'Mother Earth', Papy se retrouve seul au fond de la scène, harmonium et harmonica je suppose parce que je vois qu'une petite touffe de cheveux blancs dépassant d'un ampli qui gache la vue. Mais peu importe, l'interprétation et la simplicité de la chanson me touche profondément. S'en suit une phase plus acoustique et tranquille avec entre autre 'Don't Let It Bring You Down' magnifiquement réarrangé, 'Goin' Back' sublimé par les choeurs, notamment, de sa "lovely wife Pegy Young".
   Et là, malgré tout ça, le Neilou va continuer a nous impressionner avec l'enchaînement de la mort : l'indispensable 'Heart of Gold' bien sûr et à ma plus grande jolie, le splendide 'Old Man' à peine modifié, joué comme en 1971, et qui fait chaviré tout le public qui chante tout au long de la chanson. J'ai rarement vécu une si belle communion entre un artiste et un public (frissons n°3). 
   Troisième partie du show, la guitare électrique est de retour pour une partie nettement plus wocknwoll avec le seul et unique morceau issu du dernier album "Fork In The Road" : 'Get Behind The Wheel' est clairement un titre à écouter les cheveux aux vents sur la route 66 même s'il parait assez faible à côté de l'hymne 'Rockin' In The Free World' qui met le feu aux poudres et qui fait pogoter les plus jeunes. D'autant que ce coquin de Neilou fait durer le morceau indéfiniment en fintant plusieurs fois la fin du morceau.
Et là, Papy se décide quand même à faire une pause au bout de deux heures de show déjà. On fait descendre un espéce de pigeon-clavier du plafond (il faut le voir pour comprendre) et c'est parti pour plus de 10 min de 'Like a Hurricane' qui est, certes, une bonne chanson mais qui est un peu trop gentille pour une fin. Et donc, Dieu a entendu mes prières et tout le monde est ravi de chanter l'une des plus belles chansons des Beatles 'A Day In The Life' qui fini dans un délire de larsen où l'on voit Neil Young arracher une à une ces cordes et les frotter contre le manche, tout en jouant avec l'ampli. Assez inexplicable, il faut le voir pour y croire. Non, Neil Young en 2009 n'est définitivement pas mort !


  setlist compléte : Love And Only Love / Hey Hey, My My (Into The Black) / Everybody Knows This Is Nowhere / Pocahontas / Spirit Road / Cortez The Killer / Cinnamon Girl / Mother Earth / Don't Let It Bring You Down / Goin' Back / Comes A Time / Heart Of Gold / Old Man / Mansion On The Hill / Get Behind The Wheel / Rockin' In The Free World // Like A Hurricane / A Day In The Life  (source)

Posté par black_bird à 16:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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